mardi 11 juin 2013

120 down

Retour d'une semaine en Suède.

6 jours de pêche.
12 heures par jour.
8 bonhommes (en oui Lenka, tu pêches 12 heures dans le froid et le vent et t'en redemandes le lendemain : t'es un bonhomme !)

Très peu de pluie mais du vent, des vagues, un changement météo brutal, encore du vent (mais dans l'autre sens), du froid, un lac d'huile, du chaud, encore des vagues, des coups de soleil.
Au niveau pêche, contrairement à ce que l'on pensait, pratiquement tout s'est joué au beau milieu des roselières. La pêche en pleine eau n'a pratiquement rien donné et les innombrables échos détectés dans les couches profondes nous ont laissé un profond sentiment d'impuissance et n'ont pas pu être transformés en touches.
Comme souvent (toujours ?), on a l'impression d'avoir compris certaines choses, et on est totalement largués sur d'autres.
Finalement, c'était de la pêche, de la vraie, avec tout ce que cela implique de moments d'euphorie, de frustrations et d'échecs.
Le nombre de poissons pris n'a rien d'extraordinaire mais la moyenne de taille est juste énorme.

Les mots ou expressions qui ont marqué le séjour :
- on va cartonner
- cassos !
- c'est sur
- c'est faux
- c'est impossible
- c'est inutile
- pour combien tu [censuré] ?
- toad
- shadapalet
- moi je mange pas ça, c'est sur
- j'ai très très chaud
- il fait un peu frais
- on a cartonné
- c'est terminé

60 photos valent mieux qu'un long discours :













A+
Pierrot

lundi 13 mai 2013

Pêcher les bass sur les nids pendant le frai

Avec le printemps qui est enfin arrivé, il y a de fortes chances que le frai ait commencé sur un lac près de chez vous. Si vous êtes comme moi, vous attendez toute l'année la pêche sur nid et la perspective de prendre votre nouveau record. Rien ne vaut cette sensation de glisse avec votre moteur électrique à la vitesse minimum, sans un bruit, pour pitcher votre leurre avec précision vers cette grosse masse sombre sous l'eau qui protège une zone de graviers claires bien visible sur la bordure.

Si vous aimez la pêche à vue vous savez exactement de quoi il s'agit.



En pêchant les circuits de compétition à cette époque de l'année il y a quelques techniques que j'aimerai partager avec vous et qui pourront vous rapporter quelques poissons supplémentaires. Quand les bass sont en période de reproduction ils sont très protecteur de leur nid et de leurs oeufs. Les mâles jouent les gardes du corps agressif sur les nids. Mais comme nous le savons tous, ce sont les grosses femelles qui nous intéressent.

Je vais vous présenter une technique qui demande beaucoup de patience et de self-control. Généralement, c'est le mâle, le plus petit, qui va prendre votre leurre le premier, puisque son boulot est de repousser d'éventuels pilleurs de nids. Quand chaque gramme compte il faut que ce soit la femelle qui morde, donc plutôt que d'attraper le mâle, perturber le nid, et ensuite prendre la femelle, j'ai une alternative.

Montez deux cannes avec votre leurre préféré pour pêcher les nids. Déposez un premier leurre sur le nid et laissez le mâle le prendre. NE FERREZ PAS, je répère, NE FERREZ PAS ! Laissez-le plutôt le prendre et partir avec, la plupart du temps les bass ne l'avalent pas, ils vont simplement essayer de le mâcher et de le repousser du nid. Dés que le mâle prend votre leurre et part avec, prenez votre seconde canne et lancez à nouveau sur le nid. Avec de bons réflexes, de la maîtrise et un peu de chance vous parviendrez à énerver suffisamment la femelle pour la pousser à mordre. Cette technique n'est pas facile et demande de la patience car elle peut demander plusieurs essais pour arriver à pousser le mâle à quitter le nid et la femelle à mordre, mais quand vous prendrez un bass de plus de 10 livres vous comprendrez que cela en vaut la peine. (...) Vous ne pouvez utiliser cette technique que si vous pouvez légalement pêcher avec deux cannes à la fois. Vérifiez avec la instances locales pour être certain de la réglementation.

Une seconde technique bien pratique quand vous harcelez des bass très capricieux, consiste à marquer les nids. Parfois il est impossible de s'approchez suffisamment d'un nid pour le voir et lancer dessus. Voila mon conseil : conservez dans votre coffre à canne quelques tourillons en bois d'environ 1,20m. Quand vous trouvez un bass très méfiant sur un nid sur une bordure, allez jusqu'au nid à l'électrique le plus lentement possible. Prenez un tourillon et plantez-le dans le fond, non loin du nid. Cela vous permettra de savoir exactement où se trouve le nid sans être obligé de vous en approcher. Eloignez-vous et pêchez ailleurs pendant un moment pour laisser le nid reposer et le bass revenir. Maintenant vous pouvez lancer en toute confiance en sachant exactement où se trouve le nid, depuis une distance qui ne risque pas d'effrayer le bass. Gardez à l'esprit qu'il peut y avoir un inconvénient à cette technique : si d'autres pêcheurs comprennent ce que matérialise ce tourillon, ils connaîtront eux aussi l'emplacement du nid. Mon conseil est de garder votre précieux nid sous les yeux et de demander aux pêcheurs qui essaient de braconner votre coin de ne pas s'approcher. La plupart des pêcheurs de compétition sont très courtois et la plupart des compétitions ont une règle sur les distances minimum à respecter entre bateaux, mais gardez tout de même cela à l'esprit.
En ce qui concerne le matériel pour cette technique j'aime beaucoup une canne raide de type Flipping et Pitching. Mon modèle North Fork Composite préféré est le Flip 769-1. La longueur de 7’6” apporte le confort de lancer dont j'ai besoin pour lancer avec précision pile sur un nid. La puissance en 14-30 livres est idéale pour pêcher en gros diamètre. Comme la pêche sur nid se limite au printemps il est difficile pour beaucoup de pêcheurs de justifier l'achat d'une canne dédiée à cette technique. Ceci étant dit, la seconde raison pour laquelle j'adore cette canne est sa polyvalence. Elle est assez puissante pour que je puisse l'utiliser avec de la tresse et elle lance dans les bois morts le reste de l'année.

Prenez soin d'utiliser des lunettes polarisante de qualité. Je ne peux pas insister plus, vous aurez un net désavantage si vous ne pouvez éliminer les reflets sur l'eau et voir les nids. Je préfère une paire de qualité de chez Costa Del Mar, mais tout ce qui est polarisé fera le boulot.


Bonne chance et n'hésitez pas à laisser un commentaire si vous avez des questions !

- Tyler Torwick
Président de la Baylor University Bass Fishing Team

Pour North Fork Composites, par Gary Loomis.


Bonne ouverture à tous !

A+
Pierrot

Breaking Bad : nouvelle saison !

Cooking some Blue...




A+
Pierrot

Pré-ouverture

Quelques perches prises sur une gravière juste avant l'ouverture.

Rien de particulier à part qu'on les a trouvées collées à la bordure.
Adieu plomb palette, drop shot et consort : à part une qui a bien voulu monter sur le Water Monitor de David, c'est au crank ramené très lentement qu'on les a décidées.


A+
Pierrot

lundi 22 avril 2013

Back to Business

Les mauvaises langues diront que je ne vais plus à la pêche.
Les mauvaises langues diront que, quand j'y vais, je n'attrape pas de poisson.

Mais c'est faux !
Parfois, je vais à la pêche et, parfois, j'attrape quelques poissons !

5 brochets vendredi dernier avec David, tous pris au StickShad dans 50cm d'eau.


A+
Pierrot

dimanche 21 avril 2013

Euh... au fait...

Cet été je suis allé faire une belle virée dans l'ouest des USA.
San Francisco, Yosemite, Death Valley, Las Vegas, Yellowstone, autant de noms qui parlent au commun de mortel, mais c'était sans compter la découverte de cette superbe rivière qu'est la Green River.

Cette rivière de plus de 1000km de long traverse trois état et avait la réputation d'abriter plus de 20000 salmonidés par mile (on prononce maïle s'youplait) dans sa partie aval. Oui oui, 20000. Actuellement les estimations sont plutôt de 8 à 14000 par mile, ce qui reste tout de même conséquent.
Elle alimente entre autre l'immense Flaming Gorge Reservoir avant de continuer sa course vers la Colorado River.

C'est dans sa partie immédiatement en aval de Flaming Gorge Dam que nous avons eu l'occasion de la pêcher.
Au premier abord, c'est une rivière vraiment magnifique, à l'eau limpide et au fond tapissé d'herbiers.
La seconde impression est qu'elle est vraiment très large, un peu déroutant pour nous, pauvres pêcheurs pyrénéens.

Autre point inhabituel à nos yeux : les guides de pêche promenant leurs clients en Drift Boats se comptent par dizaines, descendant la rivière dans un flot continu du matin au soir.


Nous avons commencé par pêcher le radier devant nous, où des poissons gobaient régulièrement mais sans qu'aucun ne soit réellement en poste.
Après un nombre conséquent de tentatives infructueuses, il a fallu se rendre à l'évidence : ces truites ne voulaient pas de nos mouches. Par contre, les énormes pompons grossièrement lancés par les pêcheurs à bord des Drift Boats faisaient presque systématique monter un poisson dans le secteur.
Déroutant !
Nous avons donc décidé de laisser tomber ce radier et de pratiquer une pêche que nous maîtrisions mieux, à savoir la recherche de poissons actifs sur les bordures. Et il n'a pas fallu longtemps pour que nous en trouvions un !
Un gobage, une mouche posée judicieusement dans le champ de vision du poisson et c'était pendu !

A partir de là, on peut dire que l'on a enchaîné les poissons. A peine le temps de repérer un poisson, de le prendre, qu'un autre gobait quelques mètres plus haut. Grand luxe, nous en avons même pris plusieurs à vue, en sèche, sans qu'ils n'aient gobé auparavant.
Des superbes farios, toutes aux mensurations... américaines... et à la robe d'or magnifique.

Le long de la bordure, les poissons étaient littéralement à la queue-leu-leu. En plein soleil, et en l'absence d'éclosion, ils montaient facilement sur de petites imitations de moucherons ou de fourmis.
Les Drift Boat qui passaient parfois à peine à quelques mètres ne les dérangeaient absolument pas. Jamais je n'avais vu une telle densité et une telle moyenne de taille réunies.

Nous n'avons malheureusement pu pêcher cette splendide rivière que quelques heures.
Au retour sur le parking, un guide qui venait récupérer son 4x4 et sa remorque est venu nous demander si cela avait été une bonne journée pour nous. Je lui ai évidemment répondu que nous avions adoré la Green River et que les poissons étaient superbes, mais je lui ai également demandé ce qu'était une bonne journée sur la Green River.
Il nous a tout simplement répondu qu'en une descente en Drift Boat, un bon jour pouvait rapporter 60 poissons !
Autant dire qu'avec les 100 ou 200m de rivière que nous avions pêchés, nous étions très loin du compte.

Après cela, nous avons continué notre route vers le Park Yellowstone, ses superbes rivières, ses Montain Whitefish, ses Rainbows et surtout ses superbes Cutthroats.
Mais c'est une autre histoire...

A+
Pierrot