samedi 30 juin 2007

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas.
Les quelques heures de pêche de ce matin n'ont pas eu les résultats escontés, pas un carnassieur n'était de sortie.
Malgré un hypothétique suivi de silure, nous avons du nous contenter de deux chubs pour David et d'un seul pour moi.



A noter aussi la rencontre avec un héron bihoreau momifié, pendu à un shad sur tête plombée au dessus de l'eau.
Sale ambiance dans ce bras mort...

vendredi 29 juin 2007

Re-record brochet

Encore une sortie brochet aujourd'hui, mais cette fois-ci avec Manu.

Dès les premiers mètres, il touche un poisson au ras du bateau mais la surprise et le peu de banière l'empêchent de ferrer correctement et il se décroche.

Un peu plus loin, c'est moi qui ouvre les hostilités avec un premier poisson de taille modeste.

Nous arrivons ensuite sur une zone de falaises où il m'avait semblé avoir une tape à la tombée il y a un mois.
Là, alors que mon spinner coule, je retends ma banière et je sens un poids. Je ferre par précaution et je me réjouis déjà d'un brochet record en sentant les premiers coups de têtes.

Mais il y a quelque chose d'inhabituel avec ce poisson, sa défense est lourde, ses rushs n'ont pas la vivacité typique du brochet.
Après une bataille courte mais toute en puissance, c'est donc mon premier silure qui viendra prendre la pause.
Après avoir changé de rive, je crois encore à un joli brochet mais c'est également un petit silure qui viendra mettre un coup de queue en surface avant de se décrocher. Il me laissera mon spinner dans un sale état.
Un nouveau concept de leurre à essayer peut-être...


Nous arrivons ensuite sur LE SPOT. Celui où David a pris sa poutre à l'ouverture, que j'ai moi-même décrochée la semaine dernière.
Je montre le spot à Manu et lui explique où le poisson est sensé se trouver et le laisse lancer son spinner en premier.
Mais c'est trop tentant. Savoir que ce brochet est certainement là à m'attendre... Je ne peux résister et je lance à mon tour à peine sa récupération terminée.
Et là, au sortir du bois mort, la scène se répète : tape, ferrage, et Norbert (c'est ainsi que Manu l'a baptisé) apparaît en surface.
Tel Jean Claude*, je m'écris : "Je l'ai !!!" et il démarre immédiatement dans un rush puissant.
Curieusement, il a choisi de se battre au large et je suis donc à mon aise pour lui livrer bataille.
Il tentera de regagner les branches à plusieurs reprises et me prendra du fil mais, en 35%, je le freine sans scrupules pour le maintenir vers la surface.
Le combat est tout de même physique avant qu'il ne se rende et que je le hisse dans le bateau.
C'est donc mon nouveau plus gros brochet que voilà :


Encore une bonne sortie sur cette chère Garonne, et demain retour aux sources : c'est les soldes alors on va au centre ville avec David.

A+
Pierrot

(*) : il s'agit bien sur de Jean Claude Tanzili et non pas d'un quelconque acteur au cerveau acidulé.

dimanche 24 juin 2007

Record Brochet

Encore une sortie brochet sur la barque de David. Quand on y a goûté...

Je commence par me faire voler mon Prologic Liplure...
Le broc attaque en surface, je ferre... dans le vide. Je me dis qu'il a raté son coup et coupé la tresse mais non, mon montage est intact avec l'agraffe fermée, il ne manque que le leurre :shock:
Certainement l'anneau brisé qui a laché.

Plus loin, j'ouvre le bal avec mon nouveau record brochet qui repartira à l'eau en me trempant d'un violant coup de queue.


Cela fait bien deux heures que l'on pêche et les brochets ne semblent pas bien actifs. David en ferre un joli, mais arrivé au bateau, il profite d'un peu de mou pour nous faire faux bon.
Plein d'espoir, nous arrivons enfin là où David à battu son record lors de la dernière sortie. On fait quelques passages sans succés autour de bois morts puis je lance sous une petite frondaison. Je voie un monstre surgir et engloutir mon spinner. Il est vraiment énorme, peut être plus gros que celui de David ?
Effrayé, je ferre peut être un peu faiblement, il brasse l'eau en secouant la geule et se décroche.
Je m'étonne moi même mais j'ai un grand sourire. Je ne suis même pas déçu d'avoir raté ce poisson ; deux records dans la même journée, je n'en demande pas tant.

Une autre frondaison m'offrira un second brochet, mais de taille plus raisonnable cette fois.
Par contre, toujours en balayant des bois morts au spinner, je voie une masse noire monter très lentement. J'ai du mal à l'identifier et je pense un instant à une carpe, mais je distingue ensuite la moitié inférieure de son corps marbrée, sa gueule plate et ses moustaches. Maintenant juste sous la surface, il aspire mon spinner mais je ferre précipitament, avant de le laisser se retourner.
Ce n'était pas un monstre mais je viens de rater mon premier silure. Déception...

Sur un autre poste connu, de multiples passages au spinner restent sans succés. David change pour un Freddy Long Horn colori Bone et c'est la touche.
C'est un très joli poisson mais son nouvel ensemble big bait Prologic ne lui laisse aucune chance et il pose au bout de quelques secondes.


Nous avons enregistré beaucoup moins de touches que lors de notre dernière sortie mais c'était le jour des jolis poissons.

samedi 16 juin 2007

Bâptème Tabur

Après avoir passé une semaine à bricoler le Tabur et sa remorque, nous avons décidé de l'inaugurer en allant sur l'Etang Blanc, réputé pour ses brochets.
Le lac ne nous a pas déçu et Sylvain a rapidement sorti un brochet en pêchant les bordures d'herbiers au spinner.

A mon tour, j'en prendrai un, mais bien plus petit.


Pour ne pas dériver avec le vent nous nous somme amarés quelques temps à une bouée et, de là, deux brochets sont venus attaquer mon spinner sans que je parvienne à en piquer un seul. Le second s'y est tout de même repris à cinq ou six fois, à à peine un mètre devant nous.

Lorsque nous décidons de changer de poste, je reprends les rames mais je sens un poids anormal. La coque est inclinée à gauche alors que Sylvain est à droite et moi au milieu...
On a une voie d'eau mon capitaine !
Nous rejoignons donc la mise à l'eau pour vider pas moins d'une trentaine de litres de flotte.
Il va falloir refaire cette vieille réparation sous le flotteur gauche si l'on veut pouvoir pêcher plus de deux heures.

Nous rentrons tout de même content de cette première sortie, le bâteau n'est pas capo !!!!

samedi 2 juin 2007

Jig !

Petite sortie bass aujourd'hui pour bien commencer les vacances et voir ce que donne ma nouvelle Kistler pour pêcher au jig.

Je commence à Titanis mais je n'ai qu'une tape sans suite.
Donc direction un petit lac qui m'avait offert une jolie pêche l'hiver dernier.
Je commence à animer au milieu des herbiers... Tape ! Mickage !!!!!
Ferrage anémique, sanction immédiate le bass recrache mon jig.
Note pour plus tard : les cannes Kistler ne sont pas auto-ferrantes :-)

Je continue un peu plus loin et je lance sur la bordure en face de moi. Hop, hop, hop... Bass !!!
Cette fois j'ai réussi à le piquer et c'est un beau poisson. Combat, chandelle et hop, au sec. Superbe, mon précédent record est battu.

Là où je serai moins chanceux sera pour faire la photo. Je suis au pied d'une berge abrupte avec le soleil en face, donc photo à contre jour et aucun recul pour cadrer correctement.

Dommage... mais content !

A+
Pierrot

dimanche 27 mai 2007

Fabrication d'un rack à canne


Aujourd'hui je me suis levé tard, toutes les rivières sont en crue et il fait bien moche. Je ne suis pas du tout motivé pour aller tremper du fil alors pourquoi pas un peu de bricolage.
Cela fait longtemps que je me dis que mes cannes méritent mieux que le carton dans lequel elles sont entassées, alors c'est parti, je me fabrique un ratelier pour les ranger proprement, comme au magasin !

Tout d'abord, je fais un premier essai en carton pour me faire une idée des dimensions nécessaires.
C'est pas mal du tout, sauf que le carton n'est pas assez rigide et plie rapidement sous le poids des cannes.
Il faut sortir les planches et les outils.






Matériel nécessaire :
- 1 planche de récupération de dimension... adéquate :)
- 1 scie sauteuse,
- une perceuse/visseuse/dévisseuse
- 12 vis
- 1 crayon et une règle





Et bien sur, des cannes à pêche :



Il faut commencer par découper les 5 pièces suivantes :
- 6cm x 75cm (2 exemplaires A, B)
- 12cm x 75cm (3 exemplaires C, D, E)

Les deux premières sont les taquets horizontaux qui maintiennent les cannes de part et d'autre.
Les trois autres correspondent aux deux montants verticaux et au plan incliné qui permet de bloquer les cannes entre les deux taquets.

La hauteur de 75cm est arbitraire, on pourra l'augmenter ou la diminuer.
La dimension de 75cm de large permet de ranger 5 cannes avec leurs moulinets, ou 9 cannes nues.

Pour cela, on taillera des encoches espacées de 7.5cm sur les taquets A et B, en commençant à 7.5cm des extrémités.
On peut tailler des triangles à la scie sauteuse et les arrondir ensuite à la rape ou au Dremel mais une scie cloche ferai du travail beaucoup plus propre (on pourra percer les deux taquets d'un coup et les séparer ensuite).
Une encoche de 1.5cm de profondeur ou 3cm de diamètre permet de ranger correctement la plupart des cannes.



En haut des montant, on perce et on visse un premier taquet.
Il doit être "au fond" des montant et les encoches doivent être tournées vers l'avant.
On fixera le deuxième taquet sur l'avant des montant et le plan incliné en dessous, à une vingtaine de centimètres.



Et voila le rack terminé :


A+
Pierrot

samedi 12 mai 2007

Ouverture



Ce n'est tout de même pas 38° de fièvre qui vont m'empêcher de faire cette ouverture tant attendue.
Je pars donc rejoindre David à 7h pour une sortie brochet sur sa barque.

Dés les premiers lancers, David rate un poisson et parvient très vite à en prendre un autre en photo.
De nombreuses touches s'enchainent et c'est moi qui parvient enfin à concrétiser avec 2 poissons supplémentaires.

On change ensuite de poste pour gagner des zones plus profondes et la pêche devient plus difficile. Pas évident d'être efficace quand la berge tombe à pic sur 8 ou 10 mètres.
Jusqu'à ce que j'ai une tappe à la sortie d'un branchage immergé.
Je ferre dans le vide, mais alors que je voie mon spinner se rapprocher de la surface, un superbe brochet déboule et l'aspire sans hésiter. Je ferre mais je suis déjà inquiet car le poste est vraiment très encombré. Je le bride tant que je peux pour l'empêcher de sonder et mon 31 centièmes est mis à rude épreuve.
Première chandelle... outch... c'est vraiment du lourd !
J'ai réussi à le maîtriser sur les premiers rushs et je l'approche déjà du bateau, mais c'est trop tôt, et il saute à nouveau en nous arrosant copieusement.
Cette fois il parvient à sonder et à me prendre un peu de fil. Je demande à David de mettre un coup de moteur pour nous éloigner d'un arbre mort mais c'est déjà trop tard, je ne sens plus de mouvement au bout de ma ligne, mon fil est certainement coincé contre une branche. Puis plus rien...
Le temps s'arrête un instant, la montée d'adrénaline retombe, j'ai perdu.

On prospecte encore un peu le même secteur mais c'est sans succés et on change à nouveau de rive.
Je rate un ou deux poissons puis David ferre au ras d'un arbre immergé. C'est vraiment très gros ; David tire tant qu'il peut sur sa tresse pour empêcher son brochet de regagner les branchages.
Sa canne est en arc de cercle, le scion dans l'eau et le poisson passe sous le bateau. Je dois intervenir pour éviter qu'il ne prenne une branche et mes cannes au passage.
David, en même temps qu'il bride son poisson, parvient à piloter l'électrique pour éloigner le bateau de la rive.
Il arrive enfin à la surface et je le cueille au passage avec la boga-grip :

On comprend mieux la puissance d'un brochet quand on voit la largeur de sa queue.
Vivement la prochaine sortie.

A+
Pierrot